Retour sur un succès : accompagner une acquisition

BestValue n’accompagne pas que des cédants désireux de mettre leur société en de nouvelles mains ! L’entreprise a aussi l’occasion de guider les acquéreurs à travers leur projet. C’est le cas pour Pierre Joris, l’heureux nouveau propriétaire de l’établissement Simonis, à Plainevaux. Séduits par la vision et l’ambition de cet entrepreneur, Ianis Fourneau et Pierre Thiry ont eu l’occasion de le conseiller à travers les différentes étapes du processus d’acquisition. Retour, avec l’intéressé, sur quelques points majeurs de son parcours.

Un projet déjà tout tracé

Pour cet ingénieur agronome, formé ensuite à l’entreprenariat à HEC et puis apprenti durant deux ans au sein de l’établissement Simonis, l’opportunité qui se présentait à lui de racheter la boucherie était une évidence. Contrairement à certains entrepreneurs désireux d’acquérir une entreprise sans cible particulière, Pierre Joris était dans une autre posture : « Dès les premiers contacts avec BestValue, je savais quelle entreprise je souhaitais acquérir. Je connaissais très bien la société en question ainsi que  son propriétaire, mon mentor depuis de nombreux mois. J’étais donc à la fois l’entrepreneur qui rachète la société d’un autre, mais aussi, d’une certaine manière, le “fils” qui reprend de la société familiale.»

L’accompagnement par un cabinet conseil : indispensable !

Sensibilisé à l’importance de l’accompagnement pour les procédures de transmission, Pierre Joris n’a pas hésité à solliciter l’aide de BestValue dans ce dossier. « Grâce à ma formation, je savais que la valeur d’une entreprise était bien plus large que sa seule valeur comptable. » Nom de l’entreprise, compétences de son personnel, localisation, documents administratifs, permis… Autant de facteurs qui peuvent en effet influencer la valeur d’une société. « J’étais bien conscient que tous ces éléments, dont certains vont bien au-delà de la partie analytique et financière, peuvent compromettre la viabilité d’un projet de reprise, à la même hauteur qu’une mauvaise valorisation. »

 Les deux éléments qui ont permis la réussite de cette acquisition ?

« On a parfois tendance à la sous-estimer, mais pour ma part, j’ai entièrement confiance en l’expertise de la jeunesse. Et cette transaction m’a donné raison ! » nous explique Pierre Joris. En effet, l’acquéreur a largement apprécié l’implication déterminante de BestValue à travers son dossier, l’expertise de l’équipe et l’équilibre trouvé par ses deux conseillers entre la préservation des bonnes relations de chacun et la défense des intérêts de leur client.

Par ailleurs, au terme de cette transaction, Monsieur Joris reste convaincu du rôle crucial joué par le cabinet de transmission. « Certes, malgré les aides, pour l’acquéreur, l’accompagnement a un prix. Mais au final, je pense qu’on a tout à gagner à être bien conseillé ! »

Un premier pas vers un projet global

Pour Pierre Joris, l’acquisition de la boucherie Simonis constitue la porte d’entrée vers un projet plus général. Si la pérennité des activités de l’établissement reste sa première préoccupation, l’entrepreneur souhaite aussi apporter des réponses aux enjeux environnementaux de la filière agro-alimentaire. Comment ? En invitant des exploitations agricoles à proposer des productions variées en plus petites quantités et à se rassembler pour utiliser un seul atelier de production, de transformation et les mêmes points de vente. Avis aux visionnaires qui souhaiteraient le rejoindre dans cette prometteuse aventure 😉

Faites de votre cession d’entreprise un grand cru !

A l’image de la bonne bouteille que l’on ouvre à maturité, la réflexion menant à la cession d’une entreprise doit aussi mûrir suffisamment pour délivrer les résultats escomptés. Autrement dit, chaque dirigeant devrait anticiper la transmission de son entreprise. Pourquoi ? Pour augmenter les chances de réussite de l’opération, mais aussi maximiser la valeur de sa société à la revente. Tour d’horizon des étapes à ne pas manquer pour faire de votre transmission, un grand cru !

Se poser les bonnes questions afin de bien anticiper la cession de son entreprise

On a souvent tendance à envisager la transmission d’entreprise uniquement sous l’angle du processus de vente. Mais procéder ainsi, c’est occulter une phase cruciale, celle de la préparation à la cession de l’entreprise et de son dirigeant. « Vendre, oui, mais à qui ? », « Quel est le meilleur moment pour entamer le processus ? », « Que faire de l’immobilier ? », « Quel sera mon avenir une fois l’entreprise vendue ? » …  Comme les réponses influenceront nécessairement le processus global, il est primordial, pour le cédant, de comprendre l’impact de chacune de ses décisions sur le plan de la transmission.

Effectuer un diagnostic complet

Bien plus qu’une évaluation économique de l’entreprise, un diagnostic permet avant tout de…

  • Déterminer dans quelle mesure l’entreprise est prête à être cédée ;
  • Cerner les facteurs incitants et les éventuels freins dans l’optique du processus de transmission ;
  • Identifier le profil de l’acquéreur idéal, sur le plan financier, au niveau des compétences requises à la poursuite et au développement de l’entreprise, mais avant tout sur base des critères du cédant ;
  • Réaliser un check-up juridique et fiscal complet.

Y voir plus clair, se laisser le temps de préparer au mieux son entreprise… Autant de raisons de réaliser un diagnostic quelques années avant la cession.

Préparer l’entreprise à être une bonne candidate à la reprise

Combien de temps à l’avance faut-il s’y prendre ? Deux à trois ans, en général, durant lesquels le dirigeant pourra …

  • Augmenter le potentiel cessible de son entreprise en limitant, par exemple, l’impact de ses faiblesses ou encore en atténuant la dépendance de la relation « entreprise – dirigeant » ;
  • Augmenter la valeur de son entrepriseen développant ses forces, en arrêtant progressivement toutes pratiques douteuses, ainsi qu’en se focalisant sur l’optimisation et la normalisation de l’EBITDA ;
  • Optimiser l’opération de cession en simplifiant notamment la structure du groupe et en sortant les actifs non-opérationnels tels que l’immobilier.

 

Tout comme pour la fabrication du vin où des choix cruciaux auront été murement réfléchis en amont, il y a lieu d’anticiper la vente de sa société pour éviter de mauvaises surprises au moment de récolter le fruit de son travail.

Pierre Thiry

p.thiry@best-value.be

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